mercredi 26 juillet 2017

Propositions pour l’avenir du Front national Atelier Stratégie

Propositions pour l’avenir du Front national Atelier Stratégie, 12 juillet 2017 Gilles Lebreton

Introduction :
La perception négative de la prestation de MLP Le débat du 2ème tour des présidentielles a fourni aux médias le prétexte qu’ils cherchaient pour dénoncer le « manque de crédibilité » de MLP. La performance de notre candidate ce soir-là ne méritait pourtant pas les dures critiques dont elle a fait l’objet, car sa stratégie hyper-offensive était un coup de poker qui aurait pu marcher. L’acharnement médiatique a porté ses fruits et semé le découragement jusque dans les rangs de nos électeurs et de nos militants. Partout dans nos fédérations, je me heurte à ce sentiment de découragement et de perte de confiance dans notre aptitude à accéder un jour au pouvoir, sentiment qui pousse même les plus déçus à refuser leur réadhésion et mettre en cause les qualités de chef de MLP. Ce constat est cruel, car il occulte la belle campagne qui a permis à MLP d’accéder au second tour et de réunir près de 11 millions de voix. Je conserve notamment en mémoire le formidable enthousiasme du meeting de Nantes, ou encore l’espoir suscité par le ralliement de Nicolas Dupont-Aignan. Mais ce constat est réel. Il faut donc y apporter des réponses fortes, et non pas se contenter de continuer comme si de rien n’était. Ces réponses fortes doivent se traduire par des changements dans notre organisation et dans la présentation de notre programme. I) Changements dans notre organisation Il faut un électrochoc qui symbolise notre volonté de refondation : cela passe par un changement de nom de notre parti. Le nom « Front national » est en effet un repoussoir pour beaucoup d’électeurs, notamment du fait de son identification à la personnalité, jugée par eux dérangeante, de JMLP. Nous le savons certes depuis longtemps, mais parvenus à 11 millions de voix nous devons aujourd’hui en tenir compte pour tenter d’accéder au statut de parti de gouvernement. J’ajoute que je ne souhaite pas que le nouveau nom soit « les Patriotes » pour deux raisons. Une de fond, que j’exposerai en conclusion, et une de circonstance qui tient à ce que ce nom a déjà été utilisé par d’autres dans des conditions que je n’ai toujours pas digérées. Il faudra d’ailleurs clarifier la possibilité pour les membres de notre parti d’adhérer à d’autres partis ou mouvements politiques. Outre le changement de nom, il faudra une organisation plus démocratique, qui pourra s’inspirer des solutions déjà trouvées par les nouveaux statuts du FN, hélas paralysés par une décision de justice : possibilité de consultation par la présidente des adhérents par voie numérique ou postale, création du Conseil national élargi et du Conseil des élus locaux, possibilité pour mille adhérents de demander au Bureau politique la modification de l’ordre du jour du Congrès. Il faudra aussi mieux respecter nos instances, par exemple en convoquant le Bureau politique sur un ordre du jour détaillé communiqué suffisamment de temps à l’avance pour que ses membres puissent y suggérer des modifications, notamment des ajouts. Ou encore en respectant scrupuleusement les investitures décidées par la Commission nationale d’investiture. La stratégie de communication devra relever d’une instance peu nombreuse mais collégiale, et non d’une seule personne, afin d’écarter le phénomène de concentration excessive de la représentation de notre parti dans les médias, phénomène qui a accrédité l’idée que le FN serait incapable de gouverner. Sur le plan local, les Secrétaires départementaux doivent rester le fer de lance de notre organisation. Je ne suis pas convaincu de la nécessité de placer au-dessus d’eux des « secrétaires régionaux » qui risqueraient fort de se transformer en barons et de faire écran entre eux et le Secrétariat général (j’oserai ici renvoyer à la critique des corps intermédiaires de Jean Jacques Rousseau...). Il est en revanche nécessaire que MLP aille elle-même dans les fédérations, dès le mois de septembre, pour rencontrer nos militants dans un cadre amical et leur redonner confiance. Beaucoup attendent ce geste de sa part. II) Changements dans la présentation de notre programme Après mûre réflexion, je pense qu’il faut renoncer au slogan négatif « ni droite ni gauche », qui n’est pas de nature à fédérer les électeurs dans l’hypothèse d’un 2ème tour électoral. Adoptons plutôt un slogan positif qui serait plus attractif, notamment pour les électeurs de la droite traditionnelle (importante dans la circonscription Ouest) : « Pour un État fort », « la Nation, pas les factions », ou pourquoi pas « Remettre la France en ordre ». Sur le plan du programme, il faut évidemment continuer à couvrir tous les domaines politiques, y compris ceux sur lesquels on nous attend le moins, comme l’environnement ou la protection animale. Mais nous devons plus clairement que par le passé nous fixer des priorités, les annoncer, et nous y tenir. C’est une question de crédibilité. Je propose les trois priorités suivantes : 1. Protéger « l’identité nationale ». Ce terme générique, qui a le mérite d’être depuis quelques années au centre des débats, renvoie à nos « fondamentaux » auxquels notre socle électoral est particulièrement attaché : lutte contre l’immigration de masse, contre le communautarisme, contre la remise en cause de la laïcité, de l’égalité homme/femme, de notre mode de vie, contre l’insécurité et le terrorisme. 2. Reconquérir notre souveraineté. Cela passe principalement par la lutte contre l’UE, notamment par la lutte contre Schengen. S’agissant de la souveraineté monétaire, j’estime qu’elle est consubstantielle à une véritable souveraineté : l’abandon de la monnaie unique doit donc rester inscrit dans notre programme, nous perdrions sinon toute cohérence. Il faut toutefois tenir compte du caractère anxiogène de la sortie de l’euro, dont j’ai personnellement constaté l’ampleur. C’est pourquoi je propose de faire preuve de pédagogie et de nous adapter à l’état de l’opinion publique en différant la sortie de l’euro. Il faudrait donc présenter la reconquête de notre souveraineté comme un plan en deux temps : 1) la reconquête rapide dans les domaines autres que monétaires, notamment en matière de contrôle aux frontières nationales ; 2) la reconquête différée (éventuellement au-delà du quinquennat sous réserve de négociations à définir) en matière monétaire et dans les domaines connexes. Pour justifier le report de l’abandon de l’euro, il faut prendre conscience qu’il existe d’autres moyens de récupérer immédiatement une partie de notre souveraineté monétaire : par exemple en luttant contre l’union bancaire et contre l’instauration d’un gouvernement économique de la zone euro, en exigeant de récupérer le contrôle de notre dette publique, en exigeant qu’une part de la création monétaire (quantitative easing) soit affectée à la relance de l’économie réelle (et non au rachat d’actifs dépréciés), en obtenant des taux d’intérêts différents pour différents groupes d’États de l’UE, ou encore en obtenant que la Banque de France se réapproprie le contrôle et l’orientation du crédit auprès des banques commerciales (pour financer les PME). Voir à cet égard les contributions de B. Monot et T. de la Tocnaye. 3. Rétablir la justice sociale. Notre parti est le parti du peuple. Il est donc fondamental de considérer le rétablissement de la justice sociale comme l’une de nos priorités, comme MLP l’a déjà fait dans ses « 144 propositions » lors de la campagne présidentielle.

Conclusion :
Éléments de doctrine politique : nous sommes des patriotes et des nationalistes. Il faut avoir conscience de ce que nous sommes pour mieux comprendre et défendre notre programme. Or nous ne sommes pas seulement des patriotes, mais aussi (et surtout) des nationalistes. Pour comprendre ce que cela signifie, il faut préalablement établir la fausseté radicale du célèbre poncif qui consiste à prétendre que « le patriotisme est l’amour des siens alors que le nationalisme est la haine des autres ». Le patriotisme est certes bel et bien un sentiment : l’amour des siens, l’amour de la patrie. En ce sens, nous sommes bien des patriotes mais cela ne suffit pas à nous caractériser, car beaucoup de nos adversaires politiques le sont aussi. Choisir, comme certains le préconisent, de nous dénommer « Les Patriotes » serait donc réducteur. Le nationalisme, au contraire, n’est pas un sentiment (d’où l’inexactitude du poncif) mais une vision du monde qui consiste à penser que les nations sont la réalité politique première et doivent le rester contre les empires supra-nationaux du type URSS ou Union européenne. Or, comme l’a expliqué l’historien Michel Winock, c’est une vision qui ne conduit pas nécessairement à « la haine des autres », mais qui peut bien au contraire donner naissance à un nationalisme « ouvert » notamment illustré par le général de Gaulle, c’est-à- dire respectueux de toutes les nations. C’est évidemment ce nationalisme-là, ce nationalisme à visage humain, qui nous inspire et nous fait œuvrer non pas seulement pour le salut de la France mais pour l’émergence d’une Europe des nations et des libertés.

dimanche 9 juillet 2017




Que c'est touchant ! ... surtout ne pleurez pas car au cas où vous n’auriez pas encore compris ...
Il a  oublié de s'asseoir... !
Aller ... regardez bien l'image, France Révolutiondécrypte pour vous les anomalies des merdias propagandistes. 
Et dire que ça fait pleurer dans les chaumières ... il y en à même qui donnent des sous pour ces pauvres malheureux  !!!!!!!!!!! 

Quand vous verrez ces photos de faux naufrages de bateaux de "réfugiés",posez-vous la bonne question :
les journalistes qui me vendent ces bobards me prennent-ils pour un con ?
Voilà comment on manipule les opinions !
Encore une photo qui fera vibrer les bonnes âmes en mal de repentance, et toute la presse prend le relais !
 
Photo prise dans 1 mètre d'eau. 
 
Regardez le pignouf qui s’est relevé trop tôt, Celui qui a pied  !!!
 
Ils regardent tous l'objectif salvateur, c’est à vous serrer le cœur !

lundi 3 juillet 2017

15 000 fichés S pour radicalisation

15 000 fichés S pour radicalisation



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/ Samedi 1 juillet 2017 à 09:10
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Carte de France localisant les 11 820 personnes signalisées pour radicalisation.. Photo © Ministère de l'Intérieur.
Carte de France localisant les 11 820 personnes signalisées pour radicalisation.. Photo © Ministère de l'Intérieur.

Terrorisme. Alors que Gérard Collomb présente un projet de loi phare de lutte contre le terrorisme, la réalité dont le ministre de l’Intérieur a conscience le montre : l’extrémisme islamiste n’est pas près de disparaître du paysage.

L’entourage du ministre de l’Intérieur révèle les derniers chiffres à Valeurs actuelles « 15 000 fichés S environ sont liés à un motif de radicalisation. » La carte de France des personnes radicalisées le montre : les islamistes sont présents sur tout le territoire. Personne n’est épargné. Le fléau est tel que le ministère de l’Intérieur, s’il est parvenu à mieux suivre et connaître ces individus, fait face à une menace grandissante de l’islamisme radical. En témoigne l’échec de plusieurs associations de lutte contre la radicalisation, comme celle de la médiatisée Dounia Bouzar. En dépit des perquisitions, saisies, assignations à résidence, écoutes administratives et fermetures de mosquées, la menace est toujours là. Et installée pour longtemps. Le risque n’a pas diminué.
À chaque tentative d’attentat ou attaque terroriste, la même accusation contre les services de renseignements revient : « Le terroriste était fiché S ! » En boucle, les chaînes d’information et les Français constatent, effarés : l’individu « était connu des services », selon la formule consacrée. Et pourtant, du côté des forces de police, une autre voix se fait entendre, plus silencieuse… presque inaudible : « Si la personne était fichée S, c’est la preuve que la police a bien fait son travail ! » Incompréhension totale entre deux mondes.

Une grande majorité des terroristes ont une fiche S

Car effectivement, il n’est pas acceptable aux yeux des Français que presque tous les terroristes qui s’en sont pris à notre modèle de société soient fichés S, donc suivis par nos policiers et nos gendarmes. Mohammed Merah, Sid Ahmed Ghlam, Omar Ismaïl Mostefaï, Chérif et Saïd Kouachi, Amedy Coulibaly sont autant de terroristes islamistes qui étaient connus de nos services de renseignements pour leur radicalisation. Problème : pour chacun d’entre eux, le passage à l’acte s’est avéré presque indétectable.
D’où l’idée portée par Nicolas Sarkozy lors de la primaire de la droite et relayée par Georges Fenech, qui fut le président de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats de Paris, de créer un « Guantánamo à la française », soit un camp d’internement pour les fichés S. Sur le modèle de la prison mise en place par George W. Bush pour interner tous les islamistes considérés par les autorités américaines comme dangereux, en réponse aux attentats du 11 septembre 2001.
Populaire à droite, le projet d’interner les personnes fichées S pour “atteinte à la sûreté de l’État” n’est pas allé plus loin après la disqualification de François Fillon à l’issue du premier tour de la présidentielle. Car, de son côté, Emmanuel Macron a toujours écarté l’idée. Le 2 février 2017, dans des échanges entre les membres de son équipe de campagne, une préconisation suscite l’unanimité : il n’y aura « pas d’internement extra-judiciaire des fichés S, un contresens en matière de renseignements et contraire à l’existence de l’État de droit ».
Autrement dit : pour l’équipe du candidat Emmanuel Macron, si les individus fichés S doivent être internés, c’est uniquement parce qu’ils ont violé la loi. En aucun cas s’il n’y a pas eu de passage à l’acte ou l’imminence d’une action. “Un contresens en matière de renseignements” ? Explication : si les personnes recensées dans le fichier sont internées, elles sauront qu’elles ont une fiche S. Ce qui serait un échec pour les services de renseignements qui ne pourraient plus continuer à les suivre discrètement et donc efficacement.
La fiche S est avant tout un outil de travail interne à la police et à la gendarmerie, qui concerne les personnes qui peuvent, selon la DGSI, « porter atteinte à la sûreté de l’État et à la sécurité publique ». Elle est une des 21 catégories du fichier des personnes recherchées (FPR), qui contient 400 000 individus parmi lesquels des mineurs fugueurs (M), des évadés (V), des débiteurs envers le Trésor (T), ceux frappés d’opposition à la résidence en France (R) ou encore d’interdiction du territoire (IT). Pour chaque catégorie, la fiche indique aux fonctionnaires de police, de gendarmerie ou encore des douanes, les motifs de recherche et la conduite à tenir en cas de contrôle.

En juin 2017, 24 000 fiches S

Les fiches S vont de S1 à S16, ce qui ne correspond pas au niveau de dangerosité d’une personne mais « au comportement à adopter lors d’une interpellation », précise le ministère de l’Intérieur pour éviter toute polémique sur une supposée gradation. Enfin, la fiche S, comme le rappelle l’ancien patron du renseignement intérieur Bernard Squarcini, permet d’« observer un individu qui n’a rien fait de répréhensible, sous les écrans radar, pendant plusieurs mois et d’identifier s’il présente une dangerosité par son mode de vie, ses fréquentations et ses voyages, et s’il doit faire l’objet de moyens opérationnels lourds de surveillance. La fiche peut s’enrichir mais aussi s’appauvrir pour finalement disparaître ».
On retrouve ainsi parmi les fichés S, des hooligans, des activistes d’extrême gauche, des “zadistes”, des Black Blocs et des militants proches du PKK… Mais aussi des combattants djihadistes revenant d’Irak ou de Syrie (S14). Mohammed Merah, lui, était fiché S5.
Si on estimait en 2015 à plus de 20 000 le nombre total de fichés S en France, de 10 500 à 12 000 d’entre eux l’étaient pour radicalisation islamiste ou liaison avec la mouvance islamiste. Il existe en juin 2017, un total de « 24 000 fiches S », nous apprend le ministère de l’Intérieur, qui commente :
« Ce nombre témoigne du travail important de suivi réalisé par les services. » 
Parmi elles, 15 000 liées à un motif de radicalisation.
Qu’en est-il de la qualité des informations recueillies ? « Après avoir distribué des fiches S comme des bonbons après les attentats, il a fallu faire le tri, rappelle un commissaire de police, avant d’ajouter : c’est difficile à expliquer, mais on a effectivement dû lever les fiches S qui n’avaient plus lieu d’être pour se concentrer sur les personnes les plus dangereuses. »
Problème : même en faisant un tri, comment les 4 300 policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), auxquels il convient d’ajouter les 2 500 fonctionnaires du Service central du renseignement territorial (SCRT) et les gendarmes de la sous-direction de l’anticipation opérationnelle (SDAO), peuvent-ils surveiller et suivre l’ensemble des fichés S, plus nombreux qu’eux ? Un officier de la DGSI nous fait remarquer : « Pour suivre sérieusement une seule personne, il faut au moins une équipe pour le jour et une pour la nuit. Mais aussi des véhicules pour faire des filatures, des moyens techniques pour faire des écoutes administratives. On arrive vite à quinze ou vingt policiers pour suivre une personne. » Autant dire des moyens gigantesques.
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D’où l’idée proposée à droite par certains et soutenue par Philippe Payri du syndicat FPIP, proche du FN, d’accroître encore les moyens des services de renseignements et de permettre « les interpellations préventives pour éviter un passage à l’acte de personnes dont on connaît la dangerosité avérée ». De son côté, le secrétaire général du syndicat Alliance Police nationale, Jean-Claude Delage, le reconnaît : « La principale des libertés, c’est la sécurité. Le plus important, c’est que les outils créés soient utiles et efficaces pour protéger nos concitoyens. Pour assurer la sécurité, il faut admettre certaines privations de liberté. Avec des contrôles, bien entendu ! » Il plaide en outre pour que tous les policiers puissent faire plus facilement des vérifications d’identité.

La fiche S de Yassin Salhi avait été levée

De son côté, Luc Larcher, secrétaire général adjoint du syndicat Unsa officiers, demande que la loi soit tout bonnement appliquée : « L’arsenal administratif et pénal existe. Il s’agit simplement mais fermement d’avoir la volonté politique de le mettre en oeuvre. Ce sera notre seul salut. » Le commandant de police appelle à « dépoussiérer tout l’arsenal des fichés S [...]. Et faire preuve de pédagogie avec les politiques et les médias […]. Que fait-on avec les vrais radicaux ? », interroge-t-il.
Après l’attentat de Saint-Quentin-Fallavier, le 26 juin 2015, pendant lequel Hervé Cornara est décapité par un de ses employés, Yassin Salhi, le ministre de l’Intérieur de l’époque Bernard Cazeneuve est face au mur en apprenant que le terroriste était connu par les services de renseignements et avait été fiché S entre 2006 et 2008. Il explose lorsqu’il apprend que la fiche S a été « levée » en 2008, « en l’absence de doutes ». C’est à ce moment qu’il évoque le fléau des « signaux faibles de la radicalisation » et décide de créer un nouveau fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT).
Le FSPRT recense de manière très large toutes les personnes signalées pour radicalisation passée et présente, mais aussi des personnes « qui disent par exemple ne pas cautionner les actes terroristes mais approuvent intellectuellement une attaque kamikaze », commente un préfet de la Place Beauvau. Ce qui représentait en mars dernier une population de plus de 11 820 personnes en plus des 4 000 cibles que les services ont identifiées d’eux-mêmes et qu’ils souhaitent surveiller de près. Soit un total de près de 16 000 personnes suivies alors par les limiers de l’antiterrorisme. Un rapport du Sénat rendu public le 12 avril dernier évoque un chiffre encore plus élevé de 17 393 individus. Le cabinet de Gérard Collomb indique qu’aujourd’hui 18 000 personnes sont inscrites dans ce fichier. Une masse d’individus qui ne cesse de croître.
Car rien n’est moins rassurant, comme le pointe l’avocat et président du Centre de réflexion sur la sécurité intérieure (CRSI), Thibault de Montbrial : « Pour illustrer l’ampleur de la menace, il est édifiant que ni l’auteur de la tentative d’attentat des Champs-Élysées ni celui de Notre-Dame de Paris ne figuraient dans ce fameux fichier [FSPRT]. » Et Montbrial de conclure en renvoyant à l’audition parlementaire de Patrick Calvar, l’ancien patron de la DGSI, en mai 2016 devant la commission d’enquête parlementaire sur les attentats : « Le FSPRT est le moyen pour nous de discuter en permanence avec nos collègues des autres services pour évaluer les cas dont nous n’aurions pas décelé la dangerosité », estimés à 4 000. « Un travail de fiabilisation des données inscrites au fichier a été mené de manière permanente », nous indique-t-on.
L’ampleur de la menace serait toutefois sous-estimée : si les auteurs des deux derniers attentats en France n’étaient pas dans ce fichier de personnes dangereuses, cela signifie que le nombre des terroristes prêts à passer à l’acte à tout moment est bien supérieur à 4 000. Ce qui conduit à poser la question préoccupante : de combien est sous-estimée la masse des terroristes non suivis par les services de renseignements ?

samedi 24 juin 2017

Une députée En Marche préfère jouer au tennis que d'aller à l’Assemblée

Amateurisme. L’attitude de Sandrine Josso, élue de la 7e circonscription de Loire-Atlantique, a été vivement critiquée sur les réseaux sociaux.

Sandrine Josso, diététicienne-nutritionniste de 41 ans élue dimanche députée de la République En Marche de la 7e circonscription de Loire-Atlantique, a déclaré dans les colonnes de Ouest-France décaler son arrivée à l'Assemblée nationale pour "faire un peu de tennis" avec ses enfants. Elle devrait donc faire son entrée au Parlement jeudi ou vendredi et non dès ce mercredi 21 juin.

lundi 19 juin 2017

Les 8 députés FN élus lors des élections législatives

Marine Le Pen dans le Pas de Calais, 58,60% 
José Evrard dans le Pas de Calais,     52,94%
Bruno Bilde dans le Pas de Calais,     55,07%
Ludovic Pajot dans le Pas de Calais,  52,58%
Gilbert Collard, réélu dans le Gard 50,16%
Louis Aliot dans les Pyrénées-Orientales, 50.56%
Emmanuelle Ménard dans l'Hérault, 53,49% 
Sébastien Chenu dans le Nord, 55,35% 

vendredi 16 juin 2017

Toulouse: enquête préliminaire contre une candidate En Marche

Toulouse: enquête préliminaire contre une candidate En Marche!




AFP, publié le jeudi 15 juin 2017 à 23h31
Une enquête préliminaire sur des soupçons de travail dissimulé dans le cadre d'une activité d'astrologie a été ouverte contre Corinne Vignon, candidate En Marche! en Haute-Garonne, a indiqué jeudi le procureur de Toulouse.
"Le procureur de la République (...) a décidé d'ouvrir une enquête préliminaire confiée au service régional de police judiciaire (SRPJ) de Toulouse du chef de travail dissimulé, infraction susceptible d'avoir été commise entre 2012 et 2014 dans le cadre de l'exercice d'une activité dissimulée d'astrologie", a indiqué le parquet dans un communiqué.
L'enquête a été décidée à la suite d'une "saisine de la direction départementale des finances publiques", ajoute le texte, sans plus de précisions.
"Je démens catégoriquement toutes les accusations qui sont portées contre moi", a réagi Mme Vignon sur France 3, reconnaissant des consultations d'astrologie mais niant avoir été rémunérée pour cela.
Soulignant que les accusations dont elle fait l'objet interviennent "bizarrement" trois jours avant le scrutin, la candidate d'En Marche ! a indiqué envisager une plainte pour "dénonciation calomnieuse". 
Corinne Vignon est candidate à la députation dans la 3e circonscription de Haute-Garonne (une partie de Toulouse et la banlieue est). Après avoir recueilli au premier tour le score le plus élevé d'En Marche ! dans le département (39,61%), elle est en ballottage très favorable au second tour face à la députée sortante Laurence Arribagé (LR, 22,27%).
Elle est maire sans étiquette depuis mars 2014 de Flourens, une petite commune de 2.000 habitants située dans la banlieue est de Toulouse.
Responsable commerciale dans l'immobilier, elle a abandonné toute activité à l'issue de son élection mais elle a gardé son activité d'astrologue. Récemment interrogée par France 3 à ce sujet, elle avait indiqué nourrir un intérêt "personnel" pour ce domaine mais sans en faire un métier.

Elle n'a jamais adhéré à un parti avant de rejoindre le mouvement En Marche! en novembre 2016 mais elle se déclare elle-même de "centre-droit".

vendredi 9 juin 2017

Assistants parlementaires : un témoignage embarrassant pour le MoDem

Un ancien employé du MoDem et ex-assistant parlementaire du député européen Jean-Luc Bennahmias a fait un signalement mercredi à la justice, dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte à Paris sur les assistants d'une vingtaine d'eurodéputés français. Son témoignage pourrait se révéler déterminant dans cette affaire.  

Missions très éloignées des questions européennes, contrat de travail initial modifié par un avenant, signature «en blanc»… Un ancien collaborateur du MoDem, et ex-assistant parlementaire de l'eurodéputé (MoDem) Jean-Luc Bennahmias en 2011, dénonce aujourd’hui l’opacité qui entourait, selon lui, la prise en charge des salaires au sein de la formation du centre dirigée par François Bayrou, via le parlement européen.

Mercredi, ce témoin-clef, qui désire garder l’anonymat pour l’instant, a fourni au parquet de Paris son contrat de travail, l’avenant de détachement mais aussi des courriels échangés avec le directeur financier du MoDem à l’époque... Une enquête préliminaire ouverte en mars dernier par le parquet de Paris pour «abus de confiance»,  vise une vingtaine d’eurodéputés français de différents partis. Il s’agit de vérifier si les salaires de certains collaborateurs de ces formations politiques ont été indûment supportés par le Parlement européen, afin d’alléger leurs finances.
Assistants parlementaires : un témoignage embarrassant pour le Modem



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Que dit au juste cet ex-assistant parlementaire, qui a rédigé un courrier de signalement au parquet de Paris ? Cet ancien employé du MoDem, que nous avons sollicité, a rejoint le parti de François Bayrou en décembre 2010, signant alors un contrat avec l’UDF, formation d’origine du MoDem. Mais dès le lendemain, le parti lui présente un avenant. «D’un commun accord des parties», ce document modifie le contrat initial. Le salarié devient «collaborateur» à temps partiel de Jean-Luc Bennahmias, comme l'indique l’avenant sans préciser le statut d’eurodéputé de son co-employeur. Dès lors, il est rémunéré en partie par la formation politique, et pour l’autre partie par les fonds du Parlement à Bruxelles. Mais au quotidien, les liens avec Jean-Luc Bennahmias, son patron sur le papier, apparaissent pour le moins ténus.

De la secrétaire au directeur financier


«Je le croisais de temps en temps dans les locaux de l'UDF, à Paris, mais comme les autres eurodéputés. J’avais plutôt moins de relations avec lui qu’avec Marielle de Sarnez ou François Bayrou», fait valoir l’ancien salarié. Surtout, il explique n’avoir jamais mis les pieds dans la circonscription d’élection du député européen, à savoir Marseille, pas plus qu’au Parlement européen à Bruxelles. Il exerçait l’intégralité de ses missions au siège du MoDem, rue de l’Université. Cette situation n’est pas forcément illégale à condition, bien sûr, que les missions portent sur des activités européennes pour le compte de l’employeur, l'eurodéputé. Or, ce témoin assure ne pas avoir effectué de travail spécifique pour le compte des activités de Bennahmias au Parlement. «Tous les salariés ou presque disposaient de ce type de contrat, de la secrétaire au directeur financier, en passant par la standardiste», assure même notre témoin.

Il y a plus troublant encore. «En janvier 2011, ajoute l’ancien salarié, un collaborateur de Bennahmias m’a demandé de fournir une signature vierge, à adresser par courriel, en vue de l’établissement d’un nouveau contrat de travail. On a justifié cette demande par l’éloignement géographique de Jean-Luc Bennahmias, retenu dans sa circonscription. Bien sûr, j’ai demandé à relire d’abord le document qu’on s’apprêtait à signer pour moi. On m’a répondu que j’en disposerai très vite. Or, ce contrat, je ne l’ai jamais vu.»
Cette signature était-elle destinée, comme il le pressent, à établir un contrat d’assistant parlementaire au Parlement européen ? La vérification auprès de l’institution bruxelloise s’est révélée impossible, s’agissant d’une ancienne mandature. «Pour des raisons de confidentialité et de respect de la vie privée, le Parlement ne communique pas ces données», nous répond-on.

«En règle vis-à-vis de l'Europe»


De son côté, Jean-Luc Bennahmias confirme que le témoin était bien l’un de ses assistants parlementaires européens, sans pour autant se souvenir du contrat signé en tant qu’employeur. «Je l’ai sans aucun doute signé car nous étions en règle vis-à-vis de l’Europe», nous indique-t-il. Mais l’ex-eurodéputé reste flou sur la nature du travail effectué, ainsi que sur la régularité de ses rencontres et entretiens avec son collaborateur : «Ce n’est pas dans mes habitudes de donner des directives et consignes.»

Le témoignage de cet ancien assistant de Jean-Luc Bennahmias apporte du crédit à celui de Corinne Lepage, elle-même ancienne député européenne du MoDem. Aujourd’hui en guerre ouverte avec ses dirigeants, elle a dénoncé dans un livre paru en 2014 l’existence d’un système organisé. «C’est ainsi, écrit-elle, que des assistants parlementaires servent en réalité le parti politique, et non le parlementaire… Lorsque j’ai été élue au Parlement européen en 2009, le MoDem avait exigé de moi qu’un de mes assistants parlementaires travaille au siège parisien. J’ai refusé, en indiquant que cela me paraissait d’une part contraire aux règles européennes, et d’autre part illégal. Le MoDem n’a pas osé insister mais mes collègues ont été contraints de satisfaire à cette exigence. Ainsi, durant cinq ans, la secrétaire particulière de François Bayrou a été payée… par l’enveloppe d’assistance parlementaire de Marielle de Sarnez, sur fonds européens.» 

jeudi 8 juin 2017

«Menacé» par Sarkozy, Lefebvre quitte les Républicains, ce «quarteron de généraux sectaires»

L'ancien secrétaire d'Etat Frédéric Lefebvre a annoncé son départ des Républicains, dénonçant le «quarteron de généraux sectaires» à sa tête, et affirmant avoir fait l'objet de «menaces», «y compris de Nicolas Sarkozy lui-même».
«J'ai décidé de quitter [Les Républicains]. C'est une décision que j'ai mûrement réfléchie, qui est à la fois douloureuse mais qui est en même temps libératrice», a affirmé sur franceinfo Frédéric Lefebvre, député sortant des Français de l'Etranger en Amérique du Nord, nettement distancé par le candidat de La République en marche au premier tour des législatives le week-end dernier.
Selon lui, cette décision de quitter le parti, dont il n'avait «prévenu personne», était «devenue incontournable». «Et elle est libératrice, parce que je ne supportais plus que ces gens — et je pense à un quarteron de généraux sectaires qui sont à la tête des Républicains — parlent en mon nom», a-t-il assuré.
«On a tenté de me museler, on m'a moqué, on m'a menacé dans ma famille politique», a-t-il dénoncé. «C'est plus que des menaces d'ailleurs puisqu'elles ont été mises à exécution», a-t-il poursuivi, invoquant «des coupures de presse pour dire "Frédéric Lefebvre c'est un traître, [...] il dialogue avec Emmanuel Macron"».
«Le tournant ça a été mon vote pour le Pacte de responsabilité» durant le quinquennat Hollande, a-t-il affirmé. «Des menaces m'ont été faites, y compris par Nicolas Sarkozy lui-même à Pasadena quand Carla était venue donner un concert et que dans la loge j'ai subi ces menaces», a-t-il assuré. 
Frédéric Lefebvre a longtemps été un proche de l'ancien président, dont il a même été secrétaire d'Etat, mais il s'en est depuis nettement éloigné, apportant même son soutien à Alain Juppé lors de la primaire de la droite l'an dernier.
«Quand à un moment vous avez le sentiment que le parti dans lequel vous êtes est dévoyé, qu'on n'hésite pas à aller jusqu'aux outrances extrémistes, vous sentez qu'il y a quelque chose que vous devez rompre. C'est ce que je fais aujourd'hui», a-t-il conclu.
Frédéric Lefebvre a fait 12,68% au premier tour des législatives, loin derrière Roland Lescure, candidat de LREM, qui atteint les 52,80 %. Il y aura malgré tout un second tour en raison du faible taux de participation (moins de 19%).