samedi 24 juin 2017

Une députée En Marche préfère jouer au tennis que d'aller à l’Assemblée

Amateurisme. L’attitude de Sandrine Josso, élue de la 7e circonscription de Loire-Atlantique, a été vivement critiquée sur les réseaux sociaux.

Sandrine Josso, diététicienne-nutritionniste de 41 ans élue dimanche députée de la République En Marche de la 7e circonscription de Loire-Atlantique, a déclaré dans les colonnes de Ouest-France décaler son arrivée à l'Assemblée nationale pour "faire un peu de tennis" avec ses enfants. Elle devrait donc faire son entrée au Parlement jeudi ou vendredi et non dès ce mercredi 21 juin.

lundi 19 juin 2017

Les 8 députés FN élus lors des élections législatives

Marine Le Pen dans le Pas de Calais, 58,60% 
José Evrard dans le Pas de Calais,     52,94%
Bruno Bilde dans le Pas de Calais,     55,07%
Ludovic Pajot dans le Pas de Calais,  52,58%
Gilbert Collard, réélu dans le Gard 50,16%
Louis Aliot dans les Pyrénées-Orientales, 50.56%
Emmanuelle Ménard dans l'Hérault, 53,49% 
Sébastien Chenu dans le Nord, 55,35% 

vendredi 16 juin 2017

Toulouse: enquête préliminaire contre une candidate En Marche

Toulouse: enquête préliminaire contre une candidate En Marche!




AFP, publié le jeudi 15 juin 2017 à 23h31
Une enquête préliminaire sur des soupçons de travail dissimulé dans le cadre d'une activité d'astrologie a été ouverte contre Corinne Vignon, candidate En Marche! en Haute-Garonne, a indiqué jeudi le procureur de Toulouse.
"Le procureur de la République (...) a décidé d'ouvrir une enquête préliminaire confiée au service régional de police judiciaire (SRPJ) de Toulouse du chef de travail dissimulé, infraction susceptible d'avoir été commise entre 2012 et 2014 dans le cadre de l'exercice d'une activité dissimulée d'astrologie", a indiqué le parquet dans un communiqué.
L'enquête a été décidée à la suite d'une "saisine de la direction départementale des finances publiques", ajoute le texte, sans plus de précisions.
"Je démens catégoriquement toutes les accusations qui sont portées contre moi", a réagi Mme Vignon sur France 3, reconnaissant des consultations d'astrologie mais niant avoir été rémunérée pour cela.
Soulignant que les accusations dont elle fait l'objet interviennent "bizarrement" trois jours avant le scrutin, la candidate d'En Marche ! a indiqué envisager une plainte pour "dénonciation calomnieuse". 
Corinne Vignon est candidate à la députation dans la 3e circonscription de Haute-Garonne (une partie de Toulouse et la banlieue est). Après avoir recueilli au premier tour le score le plus élevé d'En Marche ! dans le département (39,61%), elle est en ballottage très favorable au second tour face à la députée sortante Laurence Arribagé (LR, 22,27%).
Elle est maire sans étiquette depuis mars 2014 de Flourens, une petite commune de 2.000 habitants située dans la banlieue est de Toulouse.
Responsable commerciale dans l'immobilier, elle a abandonné toute activité à l'issue de son élection mais elle a gardé son activité d'astrologue. Récemment interrogée par France 3 à ce sujet, elle avait indiqué nourrir un intérêt "personnel" pour ce domaine mais sans en faire un métier.

Elle n'a jamais adhéré à un parti avant de rejoindre le mouvement En Marche! en novembre 2016 mais elle se déclare elle-même de "centre-droit".

vendredi 9 juin 2017

Assistants parlementaires : un témoignage embarrassant pour le MoDem

Un ancien employé du MoDem et ex-assistant parlementaire du député européen Jean-Luc Bennahmias a fait un signalement mercredi à la justice, dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte à Paris sur les assistants d'une vingtaine d'eurodéputés français. Son témoignage pourrait se révéler déterminant dans cette affaire.  

Missions très éloignées des questions européennes, contrat de travail initial modifié par un avenant, signature «en blanc»… Un ancien collaborateur du MoDem, et ex-assistant parlementaire de l'eurodéputé (MoDem) Jean-Luc Bennahmias en 2011, dénonce aujourd’hui l’opacité qui entourait, selon lui, la prise en charge des salaires au sein de la formation du centre dirigée par François Bayrou, via le parlement européen.

Mercredi, ce témoin-clef, qui désire garder l’anonymat pour l’instant, a fourni au parquet de Paris son contrat de travail, l’avenant de détachement mais aussi des courriels échangés avec le directeur financier du MoDem à l’époque... Une enquête préliminaire ouverte en mars dernier par le parquet de Paris pour «abus de confiance»,  vise une vingtaine d’eurodéputés français de différents partis. Il s’agit de vérifier si les salaires de certains collaborateurs de ces formations politiques ont été indûment supportés par le Parlement européen, afin d’alléger leurs finances.
Assistants parlementaires : un témoignage embarrassant pour le Modem



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Que dit au juste cet ex-assistant parlementaire, qui a rédigé un courrier de signalement au parquet de Paris ? Cet ancien employé du MoDem, que nous avons sollicité, a rejoint le parti de François Bayrou en décembre 2010, signant alors un contrat avec l’UDF, formation d’origine du MoDem. Mais dès le lendemain, le parti lui présente un avenant. «D’un commun accord des parties», ce document modifie le contrat initial. Le salarié devient «collaborateur» à temps partiel de Jean-Luc Bennahmias, comme l'indique l’avenant sans préciser le statut d’eurodéputé de son co-employeur. Dès lors, il est rémunéré en partie par la formation politique, et pour l’autre partie par les fonds du Parlement à Bruxelles. Mais au quotidien, les liens avec Jean-Luc Bennahmias, son patron sur le papier, apparaissent pour le moins ténus.

De la secrétaire au directeur financier


«Je le croisais de temps en temps dans les locaux de l'UDF, à Paris, mais comme les autres eurodéputés. J’avais plutôt moins de relations avec lui qu’avec Marielle de Sarnez ou François Bayrou», fait valoir l’ancien salarié. Surtout, il explique n’avoir jamais mis les pieds dans la circonscription d’élection du député européen, à savoir Marseille, pas plus qu’au Parlement européen à Bruxelles. Il exerçait l’intégralité de ses missions au siège du MoDem, rue de l’Université. Cette situation n’est pas forcément illégale à condition, bien sûr, que les missions portent sur des activités européennes pour le compte de l’employeur, l'eurodéputé. Or, ce témoin assure ne pas avoir effectué de travail spécifique pour le compte des activités de Bennahmias au Parlement. «Tous les salariés ou presque disposaient de ce type de contrat, de la secrétaire au directeur financier, en passant par la standardiste», assure même notre témoin.

Il y a plus troublant encore. «En janvier 2011, ajoute l’ancien salarié, un collaborateur de Bennahmias m’a demandé de fournir une signature vierge, à adresser par courriel, en vue de l’établissement d’un nouveau contrat de travail. On a justifié cette demande par l’éloignement géographique de Jean-Luc Bennahmias, retenu dans sa circonscription. Bien sûr, j’ai demandé à relire d’abord le document qu’on s’apprêtait à signer pour moi. On m’a répondu que j’en disposerai très vite. Or, ce contrat, je ne l’ai jamais vu.»
Cette signature était-elle destinée, comme il le pressent, à établir un contrat d’assistant parlementaire au Parlement européen ? La vérification auprès de l’institution bruxelloise s’est révélée impossible, s’agissant d’une ancienne mandature. «Pour des raisons de confidentialité et de respect de la vie privée, le Parlement ne communique pas ces données», nous répond-on.

«En règle vis-à-vis de l'Europe»


De son côté, Jean-Luc Bennahmias confirme que le témoin était bien l’un de ses assistants parlementaires européens, sans pour autant se souvenir du contrat signé en tant qu’employeur. «Je l’ai sans aucun doute signé car nous étions en règle vis-à-vis de l’Europe», nous indique-t-il. Mais l’ex-eurodéputé reste flou sur la nature du travail effectué, ainsi que sur la régularité de ses rencontres et entretiens avec son collaborateur : «Ce n’est pas dans mes habitudes de donner des directives et consignes.»

Le témoignage de cet ancien assistant de Jean-Luc Bennahmias apporte du crédit à celui de Corinne Lepage, elle-même ancienne député européenne du MoDem. Aujourd’hui en guerre ouverte avec ses dirigeants, elle a dénoncé dans un livre paru en 2014 l’existence d’un système organisé. «C’est ainsi, écrit-elle, que des assistants parlementaires servent en réalité le parti politique, et non le parlementaire… Lorsque j’ai été élue au Parlement européen en 2009, le MoDem avait exigé de moi qu’un de mes assistants parlementaires travaille au siège parisien. J’ai refusé, en indiquant que cela me paraissait d’une part contraire aux règles européennes, et d’autre part illégal. Le MoDem n’a pas osé insister mais mes collègues ont été contraints de satisfaire à cette exigence. Ainsi, durant cinq ans, la secrétaire particulière de François Bayrou a été payée… par l’enveloppe d’assistance parlementaire de Marielle de Sarnez, sur fonds européens.» 

jeudi 8 juin 2017

«Menacé» par Sarkozy, Lefebvre quitte les Républicains, ce «quarteron de généraux sectaires»

L'ancien secrétaire d'Etat Frédéric Lefebvre a annoncé son départ des Républicains, dénonçant le «quarteron de généraux sectaires» à sa tête, et affirmant avoir fait l'objet de «menaces», «y compris de Nicolas Sarkozy lui-même».
«J'ai décidé de quitter [Les Républicains]. C'est une décision que j'ai mûrement réfléchie, qui est à la fois douloureuse mais qui est en même temps libératrice», a affirmé sur franceinfo Frédéric Lefebvre, député sortant des Français de l'Etranger en Amérique du Nord, nettement distancé par le candidat de La République en marche au premier tour des législatives le week-end dernier.
Selon lui, cette décision de quitter le parti, dont il n'avait «prévenu personne», était «devenue incontournable». «Et elle est libératrice, parce que je ne supportais plus que ces gens — et je pense à un quarteron de généraux sectaires qui sont à la tête des Républicains — parlent en mon nom», a-t-il assuré.
«On a tenté de me museler, on m'a moqué, on m'a menacé dans ma famille politique», a-t-il dénoncé. «C'est plus que des menaces d'ailleurs puisqu'elles ont été mises à exécution», a-t-il poursuivi, invoquant «des coupures de presse pour dire "Frédéric Lefebvre c'est un traître, [...] il dialogue avec Emmanuel Macron"».
«Le tournant ça a été mon vote pour le Pacte de responsabilité» durant le quinquennat Hollande, a-t-il affirmé. «Des menaces m'ont été faites, y compris par Nicolas Sarkozy lui-même à Pasadena quand Carla était venue donner un concert et que dans la loge j'ai subi ces menaces», a-t-il assuré. 
Frédéric Lefebvre a longtemps été un proche de l'ancien président, dont il a même été secrétaire d'Etat, mais il s'en est depuis nettement éloigné, apportant même son soutien à Alain Juppé lors de la primaire de la droite l'an dernier.
«Quand à un moment vous avez le sentiment que le parti dans lequel vous êtes est dévoyé, qu'on n'hésite pas à aller jusqu'aux outrances extrémistes, vous sentez qu'il y a quelque chose que vous devez rompre. C'est ce que je fais aujourd'hui», a-t-il conclu.
Frédéric Lefebvre a fait 12,68% au premier tour des législatives, loin derrière Roland Lescure, candidat de LREM, qui atteint les 52,80 %. Il y aura malgré tout un second tour en raison du faible taux de participation (moins de 19%).

Faux diplôme : la candidate LREM du Nord lâchée par ses soutiens... mais pas par son parti

Malgré les révélations concernant la condamnation de Houmria Berrada pour l'utilisation d'un faux diplôme, LREM a maintenu l'investiture de sa candidate dans le Nord. Son suppléant et plusieurs soutiens se sont, eux, retirés de la campagne.
Au cœur d'un scandale pour avoir été dissimulé une condamnation par la justice, la candidate du Nord de La République en marche (LREM) Houmria Berrada est lâchée par ses soutiens, à une semaine du premier tour des législatives qui auront lieu les 11 et 18 juin prochain.
Christian Carnois, son suppléant, et Delphine Garnier, sa directrice de campagne, ont publié une lettre ouverte le 4 juin, dans laquelle ils annoncent renoncer à leurs fonctions auprès de Houmria Berrada. 13 autres de ses soutiens ont pris la même décision.
«Malgré des faits avérés sur des falsifications liées à son cursus universitaire, Houmria Berrada nie et ses proches collaborateurs doivent faire face à une confiance entamée par des mensonges et déclarations de faits erronés», expliquent Christian Carnois et les autres signataires de la missive rendue publique et remise à la candidate LREM. «Nous avons donc décidé de nous désinvestir de sa campagne législative et de ne plus la soutenir», concluent-ils. 
Houmria Berrada avait été condamnée à huit mois de prison avec sursis en 2011 pour «faux et usage de faux document administratif». L'année d'avant, elle avait falsifié un diplôme de l’université de Bourgogne pour pouvoir intégrer l’Ixad, l’école des avocats de Lille (rattachée à la Faculté de droit). L'affaire avait été révélée par le quotidien La Voix du Nord le 30 mai dernier. La candidate elle, a toujours nié avoir été condamnée, arguant que son casier judiciaire était vierge.

LREM maintient sa candidate

Christian Carnois avait dans un premier temps annoncé qu'il entendait «demander officiellement à ce que l'investiture soit retirée» à Houmria Berrada, avec pour conséquence potentielle l'absence de candidat LREM dans la circonscription. 
LREM a finalement annoncé que la candidature de Houmria Berrada était maintenue. Le référent du parti dans le Nord, Christophe Itier, a assuré à l'AFP le 2 juin «comprendre la décision des personnes engagées autour d’elle», précisant néanmoins que les critères fixés par la Commission nationale d’investiture étaient respectés.
Les ex-soutiens d’Houmria Berrada ont réagi en annonçant «respecter» la décision du parti. Ils ont néanmoins pointé du doigt «une analyse purement juridique de l’affaire» qui ne les satisfait pas. 
Alors que les sondages continuent d'annoncer un très bon résultat pour LREM aux législatives, avec à la clef une majorité absolue assez large à l'Assemblée nationale, les scandales se multiplient autour de plusieurs candidats du parti. Un candidat en Guadeloupe a été accusé d'avoir tenu des propos homophobes lors d'une interview. A Saint-Denis, une autre candidate du parti est accusée d'avoir mis en location un appartement dans un immeuble insalubre durant cinq ans, à «un tarif exorbitant», selon une enquête de Mediapart.
Plus médiatiques, les enquêtes judiciaires visant deux membres du gouvernement, Richard Ferrand et Marielle de Sarnez, ternissent encore un peu plus l'image d'exemplarité que voulait donner LREM, alors que le gouvernement est en train d'élaborer une loi de moralisation de la vie publique.